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LE BOXING DAY DEVENU ECOMMERCE!

14 janvier 2011 | Gestion stratégique, Leadership et gouvernance, Web Marketing | 0 Commentaires

La «JOURNÉE DE LA BOÎTE», pèlerinage commercial annuel du 26 décembre pour de nombreuses personnes dans les boutiques spécialisées et les centres commerciaux, a adopté un nouveau cachet en 2010. Pour y avoir participé à quelques reprises par les années passées avec les enfants j’y ai vécu les désagréments du froid, de la neige, de la pluie avec un fort vent et les longues attentes devant les portes closes. J’y ai aussi fait la rencontre d’inconnus sympathiques en quête d’aubaines ou encore l’acquisition du dernier gadget techno en plus de réaliser d’importantes économies à l’achat. Cette activité m’a souvent procuré un lot de moments mémorables.

Après les premiers pas de 2008 et 2009, où les circulaires et les quantités de l’inventaire devenaient disponibles en ligne aux clients à minuit le 25 décembre, les commerçants ont franchi un nouveau pas, en permettant aux clients de faire des achats en ligne à compter du 24 décembre 20 h 00. À partir d’un partage de l’inventaire du magasin, les clients pouvaient consulter l’inventaire, voir les caractéristiques du produit, consulter les commentaires de certains acheteurs et faire l’achat dans leur salon à partir de l’Internet. L’autre partie de l’inventaire était réservé pour les clients se présentant au magasin lors de l’ouverture le 26 décembre 13 h 00. Les internautes pouvaient ainsi éviter les inconvénients de la cohue de l’ouverture des portes du magasin pour faire l’acquisition du produit convoité. Révolution? Non. Évolution normale.

Selon le président du Conseil québécois du commerce de détail, Gaston Lafleur, le « Boxing Day » et la semaine qui suit gonflent le chiffre d’affaires des marchands Il indique par ailleurs que plusieurs clients qui ont reçu des chèques-cadeaux les utilisent pour profiter des rabais d’après Noël. Pas moins de 40% des Québécois avaient indiqué, dans un sondage mené par le Conseil, qu’ils donnaient des chèques-cadeaux à leurs proches pour Noël. Les chiffres de vente des magasins seront connus à la fin du mois de janvier 2011, mais l’expérience des dernières années et les commentaires actuels des commerçants laissent croire que la situation des achats se maintient d’année en année.

On note toutefois que le pourcentage du chiffre d’affaires des ventes en ligne montre une progression constante depuis quelques années au détriment des ventes en magasin. L’augmentation du nombre des internautes y est pour beaucoup d’autant plus que la confiance du consommateur dans le paiement en ligne est à la hausse. En consultant l’indice de commerce électronique du CEFRIO, nous remarquons des prévisions pour la vente en ligne de 4 milliards de dollars pour l’année 2010 et identifions une constante d’environ 20% des Québécois qui font des achats en ligne mensuellement pour la même période. Cette tendance lourde de l’achat en ligne arrive peut-être à maturation, mais la pratique mérite l’attention des petits commerçants. Est-ce que les petits commerçants ont les outils et les moyens de concurrencer les chaînes de magasins spécialisés et les grandes surfaces et leur pratique du commerce en ligne?

Bien que le facteur prix compte pour près de 50% de la motivation pour le premier achat en ligne, d’autres facteurs méritent attention: le temps de livraison, la possibilité de rencontre et le contact personnel avec le vendeur, la participation au développement du milieu, le conseil personnalisé et sur mesure, la proximité et le support après vente, le gain de temps pour faire son achat ainsi que les facilités de paiement sont d’autres éléments qui sont pris en considération par les acheteurs. Ces autres facteurs de motivation à l’achat méritent une attention particulière de la part des commerces de proximité, parce qu’ils sont des leviers sur lesquels ils peuvent mettre de l’emphase.

La présence sur le web, même en dehors d’une fonction eCommerce s’inscrit dans les axes de motivation à l’achat qui sont en dehors du prix et peuvent avoir une influence sur les consommateurs internautes. Certes la conception de cette vitrine demande des ressources, qui vont de l’effort personnel à l’achat de services spécialisés auprès de concepteurs et designers de sites web. Des solutions gratuites, XWebdesignor, IZISPOT, Nvu, TOWeb, sont disponibles. D’autres solutions à petit budget Web Creator, DreamWeaver demandant aussi un effort d’apprentissage à leur utilisation, mais ne représentent qu’une petite partie des coûts d’achats d’une solution élaborée par les agences de marketing et les firmes spécialisées de développement de site Web. L’ergonomie et le design d’un site réalisé par un expert peut aussi s’avérer un bon investissement.

Les fournisseurs d’accès à l’internet ont aussi inscrit dans leurs forfaits des solutions qui permettent le développement d’une vitrine d’entreprise sur le Web. Ces solutions ne demandent généralement pas de connaissances en programmation et utilisent une interface utilisateur WYSIWYG (prononcé wiziwig) qui permet de composer visuellement le résultat voulu, typiquement pour un logiciel de mise en page, un traitement de texte ou d’image. C’est une interface « intuitive » : l’utilisateur voit directement à l’écran à quoi ressemblera le résultat final.

La présence de petites entreprises sur le web peut aussi se faire dans un mode plus interactif avec l’utilisation des système de gestion de contenu. (SGC ou CMS). C’est une famille de logiciels destinés à la conception et à la mise à jour dynamique d’un site web ou d’application multimédia. Ils permettent à plusieurs individus de travailler sur un même document, ils permettent aussi de structurer le contenu (utilisation de FAQ, de documents, de blogs, de forums de discussion, etc.). Le plus connu est WordPress et ses comparatifs sont, Drupal et Joomla. Ils sont aussi disponibles chez certains fournisseurs d’accès Internet. Ils demandent toutefois quelques heures d’apprentissage de fonctionnement. Certains tutoriels, disponibles sur l’internet, et des groupes de discussion peuvent aider à cet apprentissage.

Cette vitrine de l’entreprise sur le web est loin du site transactionnel, avec son catalogue, son tunnel d’achats et son paiement en ligne, mais elle constitue un premier pas dans l’univers du commerce électronique après le choix du nom de domaine et l’identification d’un hébergeur web.

 Y voyez-vous des gains pour votre commerce ou organisation?

Références :

CEFRIO Indice de commerce électronique

http://www.indice-commerce-electronique.qc.ca/indice-2010-03.html

WebLoyalty.com Achats en ligne et fidélité

http://www.webloyalty.fr/img/WL-Achat_en_ligne_fidelite.pdf

Système de gestion de contenu (CMS)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_gestion_de_contenu

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